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Bonjour chers lecteurs, j'ai decidé de me lancer dans l'écriture d'un roman, et c'est pour cela que je poste la premiere page afin que vous me donniez vos impressions, pour l'instant je n'ai écris que 2 pages et demi mais si vous me renvoyez des bilans positifs, je continuerais a poster une page aussi régulierment que possible. Merci de votre compréhension et surtout laissez moi vos avis ;)
Prologue
DESCENTE AUX ENFERS
21 quai Murot, 18h00, les fenêtres de l'appartement du 5eme étage commençaient a givrer et chaque rafales de vent menaçaient de démonter les stores de bois. Je fixais sans relâchement ce logement qui autrefois fut mien et malgré la tempête, je restais seul au milieu du quai désert alors que le vent menaçait de m'envoyer vaciller au sol. Mon équilibre se fit de plus en plus approximatif, mes pieds se mirent a trembler et je finis par tomber lourdement contre le bitume. J'avais beau me démener afin de me dépêtrer de cette situation plus que malencontreuse, rien n'y faisait, mon corps restait figer contre le verglas. Quel acte avais-je donc pu commettre pour mériter un tel châtiment ? Avais-je commis quelque chose justifiant le fait d'être coincé ici ?
La réponse étant bien sur négative aux deux questions.
Je suis de ceux qui ne croient pas au hasard ce qui m'a très vite amené a la conclusion d'une sorte de punition « divine ». Le fait de ma présence ici avait donc un rapport avec quelque chose d'enfouie au fond de moi dont personne ne soupçonnerait l'existence, un acte que j'avais du commettre et que j'avais donc refoulé afin de ne jamais m'en souvenir.
C'est alors que toutes les questions qui me tourmentaient disparurent afin de laisser place a une angoisse, une peur profonde remontant a ma petite enfance, celle de la mort.
J'ai toujours été persuadé que j'étais destiné a accomplir de grandes choses, je ne pouvais donc pas me permettre de mourir ici et maintenant.
La neige continuait a s'intensifier et me recouvrait désormais de moitié, c'est a ce moment la que j'ai eu une réaction que l'on pourrait qualifier de normal pour toute personne se retrouvant en situation dite « extrême », je me suis persuadé dans un premier temps que quelqu'un viendrait me sortir de ce mauvais pas et que je pourrais retrouver la chaleur réconfortante de ma couverture des le lendemain matin, cela avait au moins le mérite d'atténuer la douleur du gel qui continuait a se propager. Puis, je suis passé par un autre état d'esprit bien moins agréable, celui d'en finir avec la vie de façon a ne plus avoir mal, mais mon seul et unique échappatoire étant la mort m'était inaccessible par faute de courage. Le plus incroyable étant que j'avais déjà vu ce genre de scènes au cinéma, mais jamais il ne nous vient a l'esprit de l'appréhender ou de s'y préparer.
D'énormes fracas se firent entendre et m'arrachèrent de mes songes, en effet, le vent balayait tout ce qui se trouvait sur son passage y compris mes espoirs de m'en sortir. Je me retrouvais au fond du gouffre, seul avec moi même au milieu d'un blizzard sans fin, d'un enfer au allure de paradis.
Je mis mes mains sur mon visage afin de parer le froid qui venait m'assaillir, en m'apercevant de l'inutilité de mon geste, je les retirais et vis des traces rouges que j'apparentai a des boursouflures mais qui était en réalité quelque chose que j'eus du mal a décrire sur le moment: du sang, mon sang !
Ma vision commença peu a peu a se troubler, je ne distinguais plus les formes des sons, je me sentais apaisé et parfaitement serein, prêt a partir.
J'ouvris les yeux une dernière fois et vis cet appartement a cause duquel je me suis retrouvé ici, a moitié mort, étalé sur ce quai sans possibilité de fuite ou de marche arrière, un goût amer en bouche.
Quelques minutes plus tard, une chaleur rassurante s'apparentant a celle d'une mère serrant son enfant vint s'emparer de tout mon corps afin de me débarrasser de toute cette souffrance autant psychologique que physique que j'avais du supporter durant plusieurs heures.
Mais une douleur aiguë a la poitrine vint m'enlever de force des bras d'Ève, je commençais a
paniquer me retrouvant plongé dans le noir total et entouré de bruits environnants assourdissants.
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